Ce 10 septembre-ci, Charlie Kirk, un militant américain, a été fusillé, lors d’un évènement à Valley University en Utah. Sa mort, aussi tragique qu’elle soit, a engendré un débat monumental sur les réseaux sociaux. Tandis que certaines personnes le pleurent, d’autres n’hésitent pas à célébrer son décès.
Quand on se promène sur les réseaux sociaux, tels qu’Instagram, Twitter (X) ou encore Reddit, ce contraste entre les deux camps est flagrant; passer d’une vidéo avec une personne faisant le deuil à son opposé qui fabrique des mèmes ou se moque de sa mort est simple comme bonjour.
Cette dissonance viendrait des discours que le républicain proférait, telle que ces propos douteux envers l’avortement, l’immigration, le génocide actuel à Gaza, ainsi que son opposition catégorique au contrôle du port d’arme à feu aux États-Unis.
Les gens n’ayant aucun souci à célébrer la mort de l’activiste ont pour argument que « Charlie aurait été d’accord avec son propre décès », car il défendait coûte que coûte le droit du port d’arme, allant jusqu’à dire que la mort par arme à feu en « Vaux la peine », afin de garder le 2ème amendement américain. Par la suite, Kirk a proclamé dans l’un des épisodes du Charlie Kirk Show : « Je ne supporte pas le mot empathie, en fait. Je pense que l’empathie est un nouveau terme inventé qui fait beaucoup de dégâts », laissant entendre qu’aucune empathie ne devrait être apportée auprès de qui que ce soit, qu’importe la situation, lui-même inclus.
En regardant ceux qui ne célèbrent pas sa mort, une majorité surprenante est d’avis que son assassinat n’était pas mérité, malgré tous les torts qu’il a causés. Leurs raisonnements tiennent du fait qu’exterminer un individu, quelles que soient leurs croyances, n’apportera rien d’autre qu’encore plus de violence. Charlie Kirk a lui-même mentionné que la violence commence quand les gens arrêtent de se parler.
Un de ses plus grands adversaires, Dean Withers, un commentateur libéral, en fait partie. Malgré leurs opinions divergentes, l’influenceur ne souhaitait aucunement sa mort et il décrivit les homicides par armes à feu comme « étant toujours dégoutants », qu’importe qui est la personne ciblée.
Un autre fait notoire est le nombre incommensurable de personnalités publiques de droite qui ont profité de cet assassinat afin de dévier l’attention vers un débat sur les idéologies politiques. Leurs discussions se basent de plus en plus sur de la pure spéculation au lieu de faits vérifiables. Un bon exemple de cette réalité serait Donald Trump, qui mit le meurtre de Charlie Kirk sur le dos de « la gauche radicale », ajoutant dans son passage de l’huile sur le feu dans les tensions américaines.