Partout, toujours, libre d’être femme

Le 18 septembre dernier s’est déroulée la marche La rue, la nuit, les femmes sans peur. Une centaine de manifestantes se sont rassemblées à Hull, près du pont Alexandra, pour prendre part à l’activité prenant fin sur la colline parlementaire.

La marche était organisée par le CALAS, le centre d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles de l’Outaouais, dans le cadre de la journée d’action contre la violence faite aux femmes.

L’objectif visait à dénoncer les violences que les femmes subissent quotidiennement et sensibiliser la population aux agressions sexuelles. C’était également un moment pour elles de revendiquer le droit de se sentir libres et en sécurité partout, en plus de se réapproprier les espaces publics, trop souvent synonymes de peur.

Isabelle Bélanger, intervenante sociale et communautaire au CALAS, considère l’organisation d’une marche comme celle-ci très symbolique : « […] c’est le soir, c’est la nuit, c’est l’espace public. Les femmes longtemps, historiquement, on nous a demandé de nous tenir tranquilles dans la maison, là on fait tout l’inverse : on marche dehors, on se réapproprie les espaces […] ensemble on se sent fortes, on a moins peur. »

Le mouvement a commencé en 1977 avec la marche «Take back the night» en Californie. Ensuite, il s’est étendu dans plusieurs autres villes des États-Unis, puis jusqu’au Canada (Montréal, Toronto, Ottawa/Gatineau). La rue, la nuit, les femmes sans peur constitue la traduction française du mouvement américain.

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